Exposition à la Chapelle Sainte-Anne – Alain COJAN – Du 9 au 15 mai 2026
« Abstraction gestuelle »
Alain COJAN – Peintre
Biographie
Né le 24 novembre 1942 à Douai (Nord), d’un père breton originaire de Carhaix et d’une mère parisienne, je manifeste très tôt un attrait profond pour la peinture.
Dès l’âge de sept ans, je fréquente l’atelier du peintre Romano, voisin de mon oncle chez qui je passe la majeure partie de mes vacances scolaires à Paris. Cette rencontre marque durablement mon rapport à la création.
Je participe à mon premier salon à Lyon en 1962.
En 1967, je rencontre le peintre Robert Godelier, qui me parraine pour mon admission en tant que membre de l’Association des Artistes Douaisiens, association dont il sera président de 1983 à 2005. La même année, je deviens sociétaire de l’Atelier Duhem et suis les cours de Jean Gaudin. J’en serai ensuite l’un des animateurs jusqu’en 2005.
En 2005, à la suite du décès de mon épouse Anita, directrice de la galerie d’art L’Atelier du Vieux Douai, j’interromps presque totalement mon activité artistique. Je m’installe alors en Bretagne, où je vis désormais, et reprends la création picturale à partir de 2007.
En 2013, je reçois le Prix Toile d’Or pour mon œuvre Reflets, décerné par la Fédération Nationale de la Culture Française. Ce prix, attribué à une œuvre unique pour sa qualité artistique, vise à favoriser la reconnaissance de l’artiste dans les salons français et internationaux.
En 2022, je reçois la médaille de l’Office de Tourisme au Salon d’Île-de-France à Bourg-la-Reine.
Ma cote est certifiée par Akoun, leader mondial de l’information sur le marché de l’art depuis 1985.
Démarche artistique
Mon travail de peintre s’inscrit résolument dans une abstraction gestuelle, où la matière et le mouvement constituent le cœur du processus créatif. Toute référence figurative est volontairement écartée afin de laisser place à une peinture autonome, affranchie de la représentation, qui s’exprime par le geste, la trace et la densité picturale.
La toile devient un espace d’action, un champ de tensions et de résonances. Le geste intervient directement : parfois ample et instinctif, parfois plus contenu et répété. Il est porteur d’énergie, de rythme et de mémoire. Chaque mouvement inscrit sur la surface témoigne d’un moment précis, d’une impulsion, d’un état intérieur.
Ma peinture se construit dans un dialogue constant entre maîtrise et lâcher-prise. La matière y occupe une place centrale : épaisse ou fluide, accumulée ou étirée, elle structure la surface et génère reliefs, strates et accidents assumés. Ces variations matérielles créent une profondeur sensible qui invite le regard à circuler, à s’attarder, à ressentir physiquement la peinture. Je souhaite que la toile ne soit pas seulement regardée, mais qu’elle existe comme une présence.
J’utilise principalement des bleus froids et profonds, évoquant l’espace, l’eau ou une atmosphère mentale. Ils sont contrebalancés par des blancs épais et lumineux, appliqués en larges coups de couteau, apportant respiration et contrastes. Des touches plus chaudes — rouges, ocres, jaunes — surgissent par éclats, presque comme des blessures chromatiques, renforçant la tension émotionnelle de l’ensemble.
Mon travail ne cherche ni à imposer un sens ni à illustrer un discours. Il propose une expérience ouverte, dans laquelle le spectateur est invité à projeter ses propres perceptions, sensations et interprétations.
La peinture devient alors un lieu de rencontre entre le geste et le regard de l’autre, entre l’énergie de faire et le temps de la contemplation.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté de peindre l’essentiel, de donner forme à l’invisible, au mouvement intérieur, à ce qui échappe aux mots mais trouve, dans la matière et le geste, un langage direct et sensible.
Tous les jours de 10h à 12h et de 15h à 18h30
